Réponse d’Alberto Olympio à ma lettre ouverte (Copie intégrale)

Capture d’image-en-tête de la lettre-réponse d’Alberto Olympio+ illustration

Capture d’image-en-tête de la lettre-réponse d’Alberto Olympio+ illustration

Bonjour Emmanuel,

Tout d’abord merci de m’avoir adressé cette correspondance dont j’ai pris connaissance avec beaucoup d’attention. Les points que vous soulevez méritent que j’y apporte des réponses claires. Le Parti des Togolais, mon équipe et moi-même allons bien, et je vous remercie de votre sollicitude. Comme vous vous en doutez, à quelques mois d’élections où nous sommes venus pour faire avancer les choses, nous sommes très occupés aussi bien en interne, que pour la préparation d’actions sur le terrain, sans compter les voyages à l’extérieur du pays, parce qu’il faut aussi expliquer le projet de rénovation qu’est le nôtre aux partenaires internationaux. Étonné par votre lettre ouverte ? Non mon cher concitoyen. Je dirai plutôt interpellé.

 Vos questions sont certainement l’écho de celles de beaucoup d’autres jeunes qui n’ont pas osé comme vous, aller jusqu’au bout de leurs interrogations, raison pour laquelle il est important pour moi de vous répondre, point par point, pour tous ceux qui ont le même questionnement. On y va ?

 Sur la question de la sincérité de mon engagement politique

 Je pense que la sincérité ne nait, ni ne meurt avec la politique. Elle fait partie de la nature de tout individu. On l’est ou on ne l’est pas. On le demeure ou on se laisse dévorer par un système, tout simplement.

J’ai fait toute ma carrière dans l’entreprise, et je suis un homme pragmatique. J’ai décidé de me consacrer pleinement et avec toutes mes forces et moyens à ce projet politique pour mon pays. Mon seul objectif est de donner le bien être aux Togolaises et Togolais, car j’ai la conviction que vivre mieux au Togo, c’est possible et il en est grand temps.

Pour moi, ce n’est pas un sacrifice que de me consacrer à mon pays. C’est un devoir. C’est un sacerdoce. C’est de la sincérité à l’état pur.

En ce qui me concerne, je suis entré en politique comme j’ai débuté mon parcours d’études, puis ma vie professionnelle : Avec l’exigence de réussite et du respect de la parole donnée.

Mais détrompez-vous, ce n’est pas ma sincérité qui changera ce pays. Ma sincérité je l’espère contribuera à gagner votre confiance et j’en ai grandement besoin. Votre confiance sera la force qui me donnera l’énergie dont j’ai besoin tous les jours pour aller de l’avant, avec chaque citoyen désireux d’améliorer le quotidien des togolais. En revanche, c’est mon efficacité que j’ai le devoir à mon tour de mettre à disposition pour ne pas décevoir vos attentes, oh combien nombreuses.

 La question que j’aurai aimé que vous me posiez aussi est la suivante: Alberto a-t-il les capacités et l’équipe pour transformer ce pays ?

Et là je te dis, en toute sincérité OUI. J’ai les capacités de réussir si vous me faites l’honneur de me m’accorder votre confiance en 2015.

Alberto de la famille OLYMPIO

 L’éternelle question ! Je ne m’en offusque plus. Je porte mon nom avec fierté, comme j’espère vous portez le vôtre.

Cette fierté n’est pas liée à l’héritage politique Olympio, mais parce que mon nom est ce qui me lie aux membres d’une famille que je chéris et que j’aime : ceux qui partagent mon sang, ma vie, mon histoire, et qui partage avec moi les bons comme les moments difficiles.

Auriez-vous une idée de nombre de personnes portant le patronyme Olympio que le Togo a engendré et de combien d’entre eux sont loin de faire de la politique ? Une grande majorité se tient bien loin de la politique malgré le poids que ce nom a pu faire leur faire endurer.

L’histoire de chaque famille est faite de succès et d’échecs, de fiertés et de déceptions. Les Olympio sont avant tout des togolais. Refuser à un togolais de faire la politique du fait de son patronyme serait un précédent dangereux. De mon grand oncle Sylvanus jusqu’à mon grand frère Harry je revendique l’attache familiale. Nous portons le même nom, nous sommes du même sang.  Mais la politique n’est pas une question de patronyme. La politique n’est pas une question d’ethnie. Elle est avant tout une question de références idéologiques, de projets, d’idées, en un mot, de vision. Tout comme d’autres togolais, je suis venu avec ma vision et tiens à n’être jugé que sur celle-là et avec son engagement personnel.

 Mon livre :  » Je prends le parti des togolais »

 C’est un succès avant l’heure et je ne cache pas ma satisfaction. Je l’ai écrit pour être connu et pour que ma vision soit comprise des togolais, de vous. Je l’ai écrit pour que l’on sache que le nom Olympio n’est pas une fin en soi et ne nous exempte pas des batailles qui jonchent la route du succès.

Je l’ai écrit en détaillant mon parcours parce que mon histoire pourrait être celle de tellement d’autres togolais débarquant en occident pour se former, la tête pleine de rêves et de recommandations familiales, mais avec ce désir de réussir et de rentrer pour « faire changer les choses au Togo ».

Mais je l’ai aussi écrit pour que tout ce que je compte faire soit inscrit point par point, afin que ceux qui me feront confiance sachent dans quoi et avec qui ils s’engagent. Pour que le Togo comprenne que GAMESU n’est pas juste un slogan ou un hashtag mais l’expression de ma compréhension de l’urgence de l’action.

 Je ne jette pas toutes mes forces dans la bataille des présidentielles au nom du principe de  » l’Alternance d’abord, le reste on verra ». Je veux être le prochain président démocratiquement élu du Togo pour pouvoir, avec l’équipe qui aura travaillé sur ce projet avec moi, et tous ceux qui voudront le mettre en oeuvre avec nous faire de ce livre, la trame de la « success story » du Togo et non celle d’Alberto.

Trop de partis Politiques ?

Certainement, quand nous prenons le rapport des 105 partis créés au Togo pour une population d’environ 7 millions d’habitants. Mais le parti ne fait pas la vision. Comme pour toute organisation le parti n’est que le cadre juridique où peut s’exprimer une vision, une méthode visant à apporter un progrès quelconque. Si j’ai créé un parti, c’est pour donner un cadre d’expression légal au projet qui est le mien, encouragé par les Togolais qui m’ont dit qu’ils voulaient un souffle nouveau, une nouvelle façon de faire de la politique et un engagement sans aucune faille.

De l’obligation de ne pas décevoir

Elle ne date pas d’hier. Je n’ai jamais voulu décevoir les attentes des miens. Le Togo ne sera pas une exception.

Cher Emmanuel, mes manches à moi sont retroussées depuis un moment, et je suis encore à la recherche d’autres manches supplémentaires, les vôtres peut-être ?

Revenons au livre, le prix de ce dernier (17 euros, prix éditeur, soit environ 11.000 CFA) semble inquiéter plus d’un.

Mais j’aimerais porter à votre attention deux éléments. Vu que le livre ne sort officiellement que le Jeudi 16 Octobre prochain, personne pour le moment n’a eu à débourser un centime pour le lire.

Ceux qui vivent des réalités différentes à la vôtre et de celles de tant de jeunes togolais l’achèteront au prix public. Mais je pense que vous n’êtes pas au bout de vos surprises quand à la vente et la promotion du livre sur le territoire national. Alors ne présumons pas trop hâtivement de la capacité du togolais à se procurer cet ouvrage, ou à prendre connaissance de mon projet.

 Je ne suis pas déconnecté des réalités togolaises, surtout pas des réalités économiques. Sachez juste que j’ai fait de mon mieux pour que l’argent ne soit pas un obstacle pour ceux qui veulent vraiment lire ce livre …. A suivre.

 En attendant de vous rencontrer …

 A moi d’émettre une requête, si vous le permettez. Vous lire pousse ma curiosité et me donne envie de vous rencontrer. Pourquoi ? Certainement parce que l’audace a toujours été quelque chose que j’ai admiré et aussi parce qu’elle a su m’ouvrir des portes dans mon parcours.

Je vous invite déjà à la sortie officielle de  » Je prends le parti des togolais » où j’espère pouvoir vous remettre votre copie dédicacée. Quand à votre décision de « prendre le parti des togolais », elle sera toujours bienvenue et ne vous coutera que de la confiance, l’envie de bousculer les lignes et une carte d’adhésion à 500 Francs CFA.

Ces 500 Francs CFA en revanche, j’insiste pour qu’ils soient versés par chaque membre. C’est une somme qui nous rappelle que notre engagement est avant tout un investissement que nous faisons dans l’avenir, et qu’il représente un coût avant de se transformer en bénéfice, si nous faisons les bons choix.

Il est temps ! Gamesu !

Capture image-pied de page de la lettre d'Alberto Olympio

Capture image-pied de page de la lettre d’Alberto Olympio