Urgent : Le Togo exporte Ebola ?

Le président Faure Gnassingbé lors du test mercredi à Accra

Le président Faure Gnassingbé lors du test mercredi à Accra

Le Chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé participant depuis mercredi aux travaux du 45ème sommet des chefs d’États et de gouvernements de la CEDEAO à Accra, s’est soumis à un test de température à virus Ebola à sa descente d’avion à l’Aéroport d’Accra.

Bien que le test du virus Ebola soit un geste ordinaire exigé à tous les passagers transitant par ledit aéroport, celui du chef de l’État togolais fait le buzz depuis 24 heures dans la presse locale et sur les réseaux sociaux des deux pays.

Il faut noter que tout est parti d’une publication du site officiel du gouvernement togolais, qui aurait publié la photo du test du chef de l’État togolais. Bien que le processus de dépistage médical fasse partie des mesures mises en place par le gouvernement ghanéen pour prévenir l’entrée du virus sur son territoire, les services de protocole et de communication de la présidence togolaise avaient besoin de créer autant de buzz sur la toile avec une simple photo ?



Exclusivité : Un blessé Burkinabè témoigne avoir reçu les balles de l’armée togolaise

Des militaires des Forces armées togolaises lors du défilé du 27 avril 2014 à Lomé

Des militaires des Forces armées togolaises lors du défilé du 27 avril 2014 à Lomé

L’information ne fait pas encore la une de la presse internationale, mais mérite une attention particulière. Dans une vidéo de 27 secondes mise en ligne il ya 24 heures, un blessé par balle lors des récentes manifestations au Burkina-Faso accuse publiquement l’armé togolaise d’avoir tiré une balle sur lui. La victime Karim Boua actuellement hospitalisée à l’hôpital national « Blaise  Compaoré », a déclaré le 04 novembre 2014 lors d’une visite des autorités actuelles du pays, que les militaires togolais lui ont tiré dessus.

Une déclaration qui rame à contre-courant avec les démentis des autorités togolaises. Ces derniers par la voix du colonel Komlan Adjitowou de l’État major des Forces armées togolaises, avaient démenti formellement vendredi dernier « la présence de militaires togolais au Burkina Faso ». Pour l’heure, les rumeurs relayées par la presse locale et les réseaux sociaux continus de semer le flou au sein de l’opinion. En attendant que cette affaire soit élucidée avec des preuves formelles, souffrez de suivre la déclaration de la supposée victime sur ce lien 

 

 



Blaise Compaoré à la poubelle de l’histoire : la France, le grand complice de la situation

Blaise Campaoré à Washington en août 2014. - © AFP

Blaise Campaoré à Washington en août 2014. – © AFP

Qui tue par l’épée périt par l’épée, a-t-on coutume de dire. Blaise Compaoré semble oublier cet adage. S’il avait seulement le courage de faire la rétrospective de sa vie, il se rendrait compte que ce qui lui arrive aujourd’hui n’est que la conséquence logique des actes posés dans le passé. Entré dans l’histoire par la petite porte il y a 27 ans, en assassinant son ami et frère d’armes Thomas Sankara, pour s’emparer du pouvoir, il refait sa sortie par la même petite porte, mais dans l’impunité totale des crimes crapuleux perpétrés avec la complicité des pays voisins. Conséquence : une gouvernance despotique instaurée dans « le pays des hommes intègres » depuis trois décennies.

Messieurs les Présidents, vous êtes assis sur des braises

Quelques chefs d'Etat africains

Quelques chefs d’Etat africains

Cette chute dramatique et humiliante de Blaise Compaoré et sa clique à la poubelle de l’histoire doit réveiller une fois encore les consciences mortes des chefs d’État africains, apprentis dictateurs, despotes et petits sorciers des Constitutions. Cette révolution burkinabè, qui n’a duré qu’une courte période avec l’hostilité du mouvement patriotique, majoritaire du Faso, face aux manœuvres grossières de l’armée, a jeté Blaise Compaoré dans une poubelle de l’histoire qui ne dit pas son nom. Ceci laisse penser que les autres chefs d’État africains ayant les mêmes ambitions à tripatouiller la Constitution de leur peuple sont assis sur des braises et ne manque désormais qu’une petite étincelle pour que tout s’explose.

Au nom de la France-Afrique, les martyrs du 30 octobre passeront sous silence

François Hollande et son homologue burkinabè Blaise Compaoré, en décembre 2013, à Paris. - © Alain Jocard - AFP

François Hollande et son homologue burkinabè Blaise Compaoré, en décembre 2013, à Paris. – © Alain Jocard – AFP

Les derniers événements permettent de vérifier un axiome qui traduit la perception que se fait l’opinion africaine de la politique africaine de l’Hexagone depuis l’arrivée de François Hollande aux affaires : quoi qu’elle fasse, en raison d’un passé lourd à porter, la France est d’emblée soupçonnée. Si pour l’instant aucun élément probant ne certifie que Paris a « trempé » dans la révolution au Burkina Faso, son long soutien à la mise en place de la configuration confligène actuelle, le silence complice de Paris face à la situation de succession et l’anarchie institutionnelle actuelle et la lettre de François Hollande à son homologue Compaoré laissent quelques lignes floues avec des zones d’ombre et plusieurs interrogations sur les réels soutiens et implications de la France dans cette affaire. (suite…)



Le Hastag #Lwili ou la clé de la « révolution » au Burkina ?

Illustration #lwili de la communauté TweetUp226

Illustration #lwili de la communauté TweetUp226

Depuis le début de la « révolution » au Burkina dont le 30 octobre 2014 demeure un épisode très historique, les internautes, blogueurs, cyberactivistes adeptes de Facebook, Twitter et YouTube, ont déclenché une mobilisation populaire avec à la clé le hastag #LWILI. Ce dernier est massivement utilisé pour chacune des publications sur le web 2.0 et ayant trait à l’actualité burkinabè. Quel est alors le sens de ce tag au cœur de la révolution au pays des hommes intègres ?

#Lwili  qui signifie « oiseau » en Mooré, une langue burkinabè, se réfère selon ses initiateurs de la communauté TweetUp226, à l’oiseau représenté sur le pagne traditionnel Lwili Pendeè du peuple Mossi (un peuple du Faso). Le #Lwili (« oiseau ») est aussi un symbole faisant allusion à l’oiseau de Twitter.  Choisi par des twittos le 24 mai 2013 à Ouagadougou, lors de la deuxième édition du #TweetUp226, #Lwili a pour objectif de regrouper toutes les informations sur le web 2.0 relatif au Burkina Faso.

Un manifestant de la révolution #lwili

Un manifestant de la révolution #lwili

Depuis le début de la révolution dans le pays, #Lwili est devenu l’un des tags les plus utilisés ou mieux un outil de mobilisation comme ce fut le cas lors du printemps arabe où les outils participatifs du web 2.0 ont fait tombées de vielles dictatures. Avant #Lwili, il y existait déjà dans le pays les hastags #Burkina, #BF ou encore #BF226.

Les Africains ont leurs #hastags

En Afrique, chaque communauté dispose ses propres #Hastags pour tout évènement, actualité et manifestation de grande envergure. Chez moi au Togo par exemple vous lirez souvent les tweets de la communauté togolaise sous le hastag #Team228 en référence à l’indicatif du pays, #Tginfo ou simplement #Togo. 

Les amis ivoiriens vous inviteront à lire leurs tweets sous le hastag #Kpaktoya, pareil chez les Gabonais et Camerounais qui co-utilisent le hashtag #Kongossa. Retrouvez #Madagasikara chez les frères Malgaches #Djazair chez les Algériens, la #team221 au pays de macky Sall sans oublier #TeamAfrica très utiliser par les twitos africains.

Viva #Lwili !!!

Viva Africa  !!!!



La foire internationale de Lomé mis à sac par EBOLA !!!!!

Crédit Photo-montage @EmmanuelVitus

Crédit Photo-montage @EmmanuelVitus

La Foire internationale de Lomé initialement annoncer pour démarrer le 21 novembre prochain a été repoussée à une date ultérieure. L’information a été rendue publique ce mardi soir par un communiqué officiel.

« En raison de la propagation du virus Ebola dans certains pays de la sous-région ouest-africaine et afin de réduire le risque de sa transmission à la population, le gouvernement a décidé du report, à une date ultérieure, de la tenue de la douzième Foire internationale de Lomé prévue initialement du 21 novembre au 8 décembre 2014, » indique le communiqué.

Il faut rappeler que la menace Ebola a déjà justifié le report sine die de trois autres rendez-vous majeurs.
Lire le communique officiel du report ICI



Président Denis sassou Nguesso, le roi de la sapologie ?

Président Denis sassou Nguesso Crédit Photo @Rfi.fr

Président Denis sassou Nguesso Crédit Photo @Rfi.fr

Ce soir en parcourant mes newsletters de la presse anglaise, je suis tombé sur un sujet d’actualité très intéressant concernant le président Congolais Denis Sassou Ngessou et son fils Denis Christel. Il s’agit d’un article du quotidien britannique telegraph, qui indique quele président Denis Sassou Ngessou aurait dépensé plus d’un million de livre soit environ 1 milliard de F.CFA pour l’achat de ses costumes et chemises lors d’un shopping à Paris. Curieux n’est-ce pas ? tenez-vous bien

Le journal indique que d’après ses sources, « les enquêteurs français, en dressant une liste des actifs dudit président ont été stupéfaits de constater que M. Sassou-Nguesso a dépensé 1,18 million d’euros entre 2005 et 2011 sur des chemises et costumes ».

Dans la même période, Denis Christel Sassou-Nguesso, le fils du président «aurait déboursé près de 474 000 € uniquement sur les chemises », mentionne le journal.

La plus étonnante et étrange mention qui m’a laissé ébahi en lisant l’article est que « ces chemises que Sassou et son fils ne changent leurs looks plus de trois fois par jour sans jamais les reporter une seconde fois »

Impossible de rester insensible à cette attitude du chef d’État congolais et ça suite qui loin de la félicité divine, ayant perdu tout sentiment se sont désarrimés de bonnes valeurs, pour se livrer à la dissolution, au luxe insolent et à la cupidité.

Denis Sassou Nguesso le roi de la SAPE ?

« Gloire à toi, sapologie, bénie soit ta science. Toi qui remplis nos jours d’élégance et de frime, ôte de notre chemin tous les bandits qui feraient du mal à nos vêtements. » Dixit les sapeurs congolais dans la vidéo d’une campagne publicitaire en cette année 2014 dédiée à la marque Guiness.

Sassou Nguesso bien sapé dansant dans tous ses états Crédit Photo afroconceptnews

Sassou Nguesso bien sapé dansant dans tous ses états Crédit Photo afroconceptnews

Le Président Denis Sassou Nguesso est-il dans la logique de ses compatriotes de la société des ambianceurs et des personnes élégantes SAPE ? La question reste posée, mais quoi que l’on puisse dire, aucune justification ne peut être donné à cette attitude du président congolais et son fils vu la pauvreté ambiante dans laquelle végètent les Africains et par ricochez les Congolais.

Biens mal acquis Crédit Photo TV5-Monde

Biens mal acquis Crédit Photo TV5-Monde

Quand les poignées de mains, les photos de familles, les discours et les demandes se succèdent au Fonds monétaire international et aux Nations-Unies pour le financement des pays africains, les chefs d’État sont accusés de disposer des biens, immeubles, résidences privées de grande valeur dont des immenses résidences privées situées en France, des véhicules de luxe et des comptes bancaires de centaines de millions de dollars américains logés dans diverses banques françaises, au Vatican et en suisse.

Les Africains doivent aujourd’hui se lever comme un seul homme et ouvrir l’œil sur l’enrichissement illicite de certains de leurs dirigeants. Il faut siffler la fin de la récréation de ce mal dont les plaies deviennent de plus en plus profondes. Il faut que l’on mette fin à l’impunité pour que ces biens mal acquis soient récupérés et restitués aux pays victimes. Une fois la colère et l’émotion tombées, une analyse doit s’imposer afin d’en tirer toutes les conséquences tant pour les Congolais que pour les Africains. C’est peut-être mon humble avis de panafricaniste.



Chocolat « Made in Togo » vous avez dit ?

Échantillons du chocolat togolais "Choco Todgo" Crédit photo @Emmanuel-Vitus

Échantillons du chocolat togolais « Choco Todgo » Crédit photo @Emmanuel-Vitus

L’audace, le courage, le succès et la persévérance, tels sont les maitres mots qui ont toujours guidé mes pas à part les recommandations familiales. Janvier 2013, mon Curriculum venait de séduire le jury du projet Fair Young Sustainale Inclusive and Cooperative (FYSIC) du programme Youth in Action (Jeunesse en Action) de l’Union européenne (UE). Un entretien et un test sévère en anglais avec une mention excellente séduisent à nouveau le jury et m’ouvrent grandement les portes de l’entrepreneuriat. Je venais d’être sélectionné parmi plusieurs jeunes togolais.

Formation dans un laboratoire artisanal de Modica (Italie) en mai 2013

Formation dans un laboratoire artisanal de Modica (Italie) en mai 2013 Crédit Photo @Emmanuel-Vitus

Quelques séries de formations de haut niveau au Togo en entrepreneuriat, comptabilité, négociations de financement et la création de coopératives. Deux voyages en Italie (Sicile & Mondica), puis à la foire internationale du chocolat équitable Cita Di Castello (Italie), où l’on se frotte à la fabrication artisanale du chocolat, sur les enjeux du commerce équitable, à la gestion des coopératives et le tourisme responsable, top au travail !

Participation à la foire internationale du chocolat équitable Cita Di Castello (Italie)

Participation à la foire internationale du chocolat équitable Cita Di Castello (Italie)

 Juin-juillet 2013, nous avons osé monter sur fond propre, un Laboratoire traditionnelle à Lomé avec à la solde la fabrication de la première plaquette de chocolat togolais 100 % bio.

Février 2014, l’honneur m’échoit de voyager et d’échanger avec les jeunes chocolatiers ivoiriens du Grand Bassan (Abidjan). La traversé des plus grands cacaoyers de la Côte d’Ivoire (Grand Lahou, San-Pedro) pour ne citer que ceux-là, la rencontre des membres du Conseil café-cacao de Côte-d’Ivoire, le ministre ivoirien de l’Agriculture et les grands paysans du pays me donne encore du réconfort. Une semaine de travaille intense avec à la solde l’organisation de la première foire de chocolat artisanal ivoirien.

Abidjan Février-Mars 2014 avec les chocolatières italiennes

Abidjan Février-Mars 2014 avec les chocolatières italiennes

L’heure n’était plus au grand repos. Mars 2014, nous poussons encore très loin en organisant le tout premier salon de Chocolat au Togo. Chocolat au gingembre, chocolat à l’arachide, chocolat au tapioca soufflé (extrait de l’amidon du manioc), chocolat à l’anise ; des pattes de chocolat 100 % cacao, des savons de cacao, du yaourt au chocolat, des boissons de chocolat (…). Ce sont là les produits exposés le 21 mars 2014 au siège du parlement togolais, histoire de faire déguster et de célébrer sous toutes les formes et dans tous les états le chocolat togolais, celle issue du labeur des fils du pays.

Avec les autres membres du projet en pleine séance de tri du cacao à Lomé Crédit Photo @Emmanuel-Vitus

Avec les autres membres du projet en pleine séance de tri du cacao à Lomé Crédit Photo @Emmanuel-Vitus

Aujourd’hui, loin de concurrencer les grandes firmes internationales de l’agroalimentaire et les grandes marques tels la chocolaterie « CEMOI », « DASKALIDES », « LÉONIDAS », « TOBLERONE », l’on se contente de faire consommer au maximum des Togolais, le chocolat bio « made in Togo », issu d’un commerce équitable avec une texture granuleuse du sucre roux également made in Togo. L’entrepreneuriat, moi et le chocolat togolais, c’est une très belle et longue histoire. Bref « je rêve en couleurs »!



Réponse d’Alberto Olympio à ma lettre ouverte : Un véritable discours politicien huilé de flatterie !

Alberto Olympio  lors de son investiture comme candidat de son parti à Lomé

Alberto Olympio lors de son investiture comme candidat de son parti à Lomé

Il y a quelque jours, je publiais sur ce même blog une lettre ouverte que j’ai adressée à M. Alberto Olympio, PDG du groupe Axxend, président du « Parti des Togolais » et candidat à la présidentielle de 2015 au Togo. Sa réponse ne s’est pas fait attendre. Il m’a adressé sa lettre de réponse dans les 24 heures qui ont suivi ma publication. Une réponse que j’ai rendue publique sur ce même blog. Dans sa correspondance, M. Alberto Olympio tente de lever l’équivoque des questions évoquées dans ma lettre. D’un discours politicien lubrifié de flatterie et d’interaction virtuelle d’une équipe de communication bien douée, mes attentes sont très peu comblées.

Lavage de cerveau et tambouille politicienne, je refuse !

imagesJ’invite vivement M. Alberto Olympio à concilier son discours de changement aux réalités sur le terrain. Qu’il part en guerre contre la faim, le chômage, la mortalité infantile et maternelle au Togo, le pouvoir viendra ensuite ! Le peuple togolais le plébiscitera s’il constate qu’il est vraiment l’homme de la situation qui peut décanter la crise. Il faut commencer au bas de l’escalier, grimper graduellement que de vouloir prendre l’ascenseur et aller en besogne. Je ne suis pas en train de faire un cours de politique à M. Alberto et les siens, je n’en suis même pas à la hauteur de ses souliers, mais juste un point de vue. Convenez avec moi que le « rêve » de Martin Luther King aux USA ne s’est pas réalisé en un an.

Je vous invite à revenir au Togo, à investir au Togo, embaucher tous les jeunes chômeurs qui rodent autour de vous, qui croit en votre vision et chantent votre gloire à longueur de journée. Je veux vous voir sur d’autres champs qui relèvent de votre domaine et capacité d’investissement, je veux vous voir investir dans les secteurs porteurs de notre pays et désenclaver les zones rurales. Votre grand projet d’« offrir au grand public africain une connexion gratuite à l’internet »  sera le bienvenu au Togo et là je pourrai enfin « accorder » un crédit à vos propos et  votre vison de (suite…)



Réponse d’Alberto Olympio à ma lettre ouverte (Copie intégrale)

Capture d’image-en-tête de la lettre-réponse d’Alberto Olympio+ illustration

Capture d’image-en-tête de la lettre-réponse d’Alberto Olympio+ illustration

Bonjour Emmanuel,

Tout d’abord merci de m’avoir adressé cette correspondance dont j’ai pris connaissance avec beaucoup d’attention. Les points que vous soulevez méritent que j’y apporte des réponses claires. Le Parti des Togolais, mon équipe et moi-même allons bien, et je vous remercie de votre sollicitude. Comme vous vous en doutez, à quelques mois d’élections où nous sommes venus pour faire avancer les choses, nous sommes très occupés aussi bien en interne, que pour la préparation d’actions sur le terrain, sans compter les voyages à l’extérieur du pays, parce qu’il faut aussi expliquer le projet de rénovation qu’est le nôtre aux partenaires internationaux. Étonné par votre lettre ouverte ? Non mon cher concitoyen. Je dirai plutôt interpellé.

 Vos questions sont certainement l’écho de celles de beaucoup d’autres jeunes qui n’ont pas osé comme vous, aller jusqu’au bout de leurs interrogations, raison pour laquelle il est important pour moi de vous répondre, point par point, pour tous ceux qui ont le même questionnement. On y va ?

 Sur la question de la sincérité de mon engagement politique

 Je pense que la sincérité ne nait, ni ne meurt avec la politique. Elle fait partie de la nature de tout individu. On l’est ou on ne l’est pas. On le demeure ou on se laisse dévorer par un système, tout simplement.

J’ai fait toute ma carrière dans l’entreprise, et je suis un homme pragmatique. J’ai décidé de me consacrer pleinement et avec toutes mes forces et moyens à ce projet politique pour mon pays. Mon seul objectif est de donner le bien être aux Togolaises et Togolais, car j’ai la conviction que vivre mieux au Togo, c’est possible et il en est grand temps.

Pour moi, ce n’est pas un sacrifice que de me consacrer à mon pays. C’est un devoir. C’est un sacerdoce. C’est de la sincérité à l’état pur.

En ce qui me concerne, je suis entré en politique comme j’ai débuté mon parcours d’études, puis ma vie professionnelle : Avec l’exigence de réussite et du respect de la parole donnée.

Mais détrompez-vous, ce n’est pas ma sincérité qui changera ce pays. Ma sincérité je l’espère contribuera à gagner votre confiance et j’en ai grandement besoin. Votre confiance sera la force qui me donnera l’énergie dont j’ai besoin tous les jours pour aller de l’avant, avec chaque citoyen désireux d’améliorer le quotidien des togolais. En revanche, c’est mon efficacité que j’ai le devoir à mon tour de mettre à disposition pour ne pas décevoir vos attentes, oh combien nombreuses.

 La question que j’aurai aimé que vous me posiez aussi est la suivante: Alberto a-t-il les capacités et l’équipe pour transformer ce pays ?

Et là je te dis, en toute sincérité (suite…)



Présidentielle 2015 au Togo : On ne change pas « l’équipe qui gagne » à la CENI !

Photo montage par  @vitus

Photo montage par  @vitus

Grosse surprise ! L’information est de taille et va bouleverser l’actualité togolaise de ce mardi. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Togo vient d’élire les membres de son bureau exécutif. Contre les attentes de la classe politique et les pronostics de la presse, M. Taffa Issifou Tabiou, l’ancien président de la CENI à l’élection présidentielle de 2010, va « reprendre » les commandes de l’institution pour conduire le processus des élections de 2015.

« Issu de la Société civile, M. Taffa Issifou Tabiou est élu président de la CENI par 10 voix favorables sur onze votants » souligne le communiqué officiel

Les autres membres du Bureau exécutif sont élus par consensus au sein des dix-sept membres de l’institution avec M. Bemba Nabourema (opposition parlementaire), au poste de Vice-président, M. Yao Daté (Société civile), au poste de Premier rapporteur et M. Baoubadi Bakaï (Majorité parlementaire) au poste de Deuxième rapporteur.

« Le Bureau d’âge présidé par Me Jean-Claude Homawoo, et Mme Mokpokpo Dosseh comme Rapporteur, qui conduit les travaux depuis la mise en place de l’institution le 29 septembre 2014 achève ainsi la réalisation de la deuxième mission (suite…)